Léa Hochmuth, Vivarium – 14 mars 2019

Léa Hochmuth, Vivarium – 14 mars 2019

Au sein de ma pratique, j’élabore un travail plutôt ouvert et poreux, à la fois pop et punk, jouant entre figuration et abstraction. Je considère avant tout le champ artistique comme un exutoire créatif. Dans un premier temps, mon travail s’avère essentiellement pictural (intérêt tout particulier au dessin), sans qu’il ne s’y réduise non plus totalement. Je m’ouvre aujourd’hui progressivement à de nouveaux médiums très variés. Mes productions se veulent libératrices et universelles, et je porte une attention toute particulière aux événements discrets de la vie de tous les jours. Selon moi, les éléments anodins voire vulgaires de l’existence en disent bien plus long que n’importe quoi sur nos propres pulsions, habitudes ou rengaines. Une large part de mon travail débute à l’élaboration d’un certain nombre d’images, toutes issues de petits détails qui chatouillent le regard. C’est à partir d’éléments passagers que je commente à ma façon les futilités de la vie contemporaine. Je pourrais qualifier ma production de quotidienne et identitaire. En parlant de ce qui m’entoure, je dresse finalement mon autoportrait. Cette démarche effectuée en dessin ou peinture est aujourd’hui transposée en volume : je réalise des sculptures, objets et modules autour de ces mêmes obsessions. Le but étant de les lier au corps, par le costume, la manipulation, le jeu ou la performance.

Vivarium

Techniques et matériaux mixtes : papier mâché peint, grillage, tissus de récupération, fibre de rembourrage

Dans cet espace singulier du kiosque, Vivarium retranscrit par le biais d’un certain nombre d’éléments un lieu imaginaire, rêvé, narratif et modulaire. 

Il naît de textes et dessins, s’alimente de tous les facteurs quotidiens qui chatouillent nos sens pour finalement s’inviter dans l’espace et donner lieu à une installation. Vivarium est à la fois décor et portrait. 

L’installation joue sur une accumulation obsessionnelle d’éléments, fabriqués spontanément, avec une intention quasi purgatoire. Il questionne la nature organique, monstrueuse ou simplement abstraite de ces formes, parfois simples rejets d’émotions ou ressentis ; assemblées dans un paysage fictif modulable, à mi-chemin entre l’image et l’objet.  Le déferlement de couleurs criardes fait souvent écho à une inspiration proche de l’imagerie populaire et post-punk.

 

Léa Hochmuth, Vivarium - Transitoire : Le Kiosque Rennes
Léa Hochmuth, Vivarium – Transitoire : Le Kiosque Rennes

 

Léa Hochmuth, Vivarium - Transitoire : Le Kiosque Rennes
Léa Hochmuth, Vivarium – Transitoire : Le Kiosque Rennes

 

Léa Hochmuth, Vivarium - Transitoire : Le Kiosque Rennes
Léa Hochmuth, Vivarium – Transitoire : Le Kiosque Rennes